Si le  pays est dans cet état lamentable et si l’économie prend encore du temps à démarrer, les élites ont une responsabilité énorme. Elles doivent comprendre, selon le responsable de lE-Power, Daniel Gérard Rouzier, que le système, tel qu’il est conçu, ne peut produire que plus de misère, plus d’inégalité et plus d’instabilité. Dans ce carrefour, une seule solution, souligne-t-il,  s’impose : il faut comprendre et accepter que l’homme soit l’auteur, le centre et la finalité de toute action économique. Il faut investir autrement si l’on ne veut pas obtenir les mêmes résultats médiocres qu’on a eus au cours des cinquante dernières années.

Le temps est à l’action et à la sincérité. En créant un écosystème propice à la création de richesses à tous les niveaux de la pyramide économique, il est possible, soutient-on, de libérer l’esprit d’entrepreneur haïtien, il est possible de rétablir la confiance à tous les niveaux de la société et donc rétablir la paix sociale. Les entreprises sociales peuvent jouer un rôle non négligeable dans une telle aventure, car ces dernières, de l’avis de Magalie N. Dresse, la P.DG de la Caribbean Craft, sont de nature à entreprendre des activités dans l’intérêt public organisées dans une structure entrepreneuriale et dont le principal objectif n’est pas la maximisation de profits mais la réalisation de certains défis économiques et sociaux et qui, à travers une production de biens et de services, apportent des solutions innovantes à un problème.