Le Nouvelliste: La troisième édition du Festival Entènasyonal Literati Kreyòl a bel et bien eu lieu. Contre vents et marées, n’est-ce pas ?

Jean Baptiste Anivince : Effectivement. Le premier évènement de littératures créoles de la Caraïbe a bel et bien eu lieu dans cette Haïti ponctuée de doutes habituels où l’envie de vivre et la volonté de célébrer la culture et la littérature portent souvent à minimiser les risques de tous les visages qui arpentent les rues. On a eu un très beau FEL avec une forte participation des écoliers et des jeunes dans toutes nos activités, du lancement officiel à l'hôtel Marriott à la clôture à Yanvalou. Les nombreuses photos et capsules vidéo qui embellissent la Toile sont parlantes. Le succès du FEL 2021 est visible et ce manque trop visible de moyens financiers ne faisait pas de poids devant la volonté et la détermination de mon équipe composée majoritairement de jeunes étudiants. Comme je l’ai toujours dit, Festival Entènasyonal Literati Kreyòl est un cadeau de la jeunesse haïtienne au monde créolophone. Notre pays, qui regroupe plus de 60 % de la population créolophone de la Caraïbe, a une responsabilité morale et historique envers le développement et le rayonnement de la littérature créole dans le monde. Les dirigeants haïtiens doivent comprendre cela. Le secteur privé des affaires aussi. Festival entènasyonal literati kreyòl avance sous le leadership d’Haïti sans minimiser la place importante de la martinique à travers OMDAC (Organisation martiniquaise pour le développement de l’art et de la culture).