« Ça fait plaisir, quoi ! Ce n’est que de la joie ! C’est une très belle année pour moi. 2021 a apporté beaucoup de choses à ma carrière. C’est à la fois une grande surprise d’avoir vu tout cela arriver en même temps. D’un coup, beaucoup de projecteurs sont braqués sur mon travail et, bien sûr, ceci ramène avec lui des opportunités. Au fait, toute cette reconnaissance permet à mon travail de continuer à exister et à moi aussi de pouvoir exister. Parce que moi, depuis le début, je ne vis que de cela. C’est mon métier. Je ne fais que cela. C’est important de pouvoir vivre de son travail. Comme écrivain, vivre que de cela n’est pas tout à fait évident », a raconté Jean D’Amérique entre deux gorgées de café. Son premier dans le froid glacial de Paris.
Il est 10 heures du matin. On rencontre le poète dans son appartement situé dans le 4e arrondissement. Dans son pantalon vert olive assorti à un pull jaune moutarde et un jacket, on le prendrait pour un jeune lambda menant une vie ordinaire dans l’immensité de cette grande ville. Mais la vie de Jean Berthold Civilus n’a désormais plus rien d’ordinaire. Depuis qu’il a quitté Haïti en janvier 2019 pour les besoins de sa carrière, il partage ses jours entre Bruxelles et Paris ; entre les invitations et les résidences d’écrivain.






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