M.A, une fillette de 10 ans, était à bord d’un véhicule de police conduit par son père, le commissaire Jean Ismay Auguste. Sa mère, Clotilde Vilus, comptable niveau 2 à la mairie de Croix-des-Bouquets, y était elle aussi. Peu avant 19 heures, non loin de l’hôpital Jimecou, vers La Tremblay, où habite cette famille, le véhicule est arrosé de balles. Les détonations sont infernales. M.A voit mourir ses parents. Le long de son dos, coule du sang. Touchée à la nuque, elle a pu s’extraire du véhicule pour se planquer. M.A est rattrapée et conduite devant cet hôpital par les bandits qui ont ouvert le feu sur le véhicule. Au téléphone, elle trouve un collègue de sa mère. « Mon père et ma mère viennent d’être tués… », a confié M.A à un proche, collègue de sa mère où elles s’étaient rendues en milieu d’après-midi.
Le proche, interrogé par Le Nouvelliste, redoutait le pire lorsque Clotilde Vilus a pris un tap-tap, en direction du calvaire, à l’entrée de Croix-des-Bouquets pour le rejoindre à mi-chemin. Des tirs retentisssaient durant toute la journée, a confié ce proche qui suit l’évolution de l’état de santé de M.A qui a pu être opérée. Ses jours ne sont pas en danger. Mais la terre s’est dérobée sous les pieds de cette enfant. Elle n’en finit pas de réclamer la présence de sa mère. « Où est maman, où est maman », répète-t-elle. « Aujourd’hui, on a cité son nom à l’école. Elle a eu 7,25 de moyenne », a rapporté avec une pointe d’amertume et de colère ce proche alors que la famille vit un autre drame.






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