Le chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince, Kenneth H. Merten, après avoir cité l’exemple de Jean-Max Bellerive, resté à la Primature après le mandat de René Préval, ne revendique aucune compétence juridique pour se prononcer sur la fin ou non du mandat du mandat d'Ariel Henry le 7 février prochain. Ce débat, a-t-il confié ce lundi à un pool de journalistes, n’aurait pas lieu s’il y avait un fusion, un accord des accords pour doter le pays d’une feuille de route. « La seule chose que je peux dire, si les gens s’étaient mis ensemble pour trouver un accord des accords, nous ne serions pas dans cette situation », a soutenu Merten, soulignant que lui et Brian A Nichol’s, sous-secrétaire d’Etat pour les affaires de l’hémisphère occidental, n’ont eu de cesse de mettre en avant la ligne directrice de l’administration Biden: « solutions haïtiennes aux problèmes haïtiens ». Entre-temps, c’est avec le Premier ministre Ariel Henry que l’international traite.

« Il y a une réalité. Il y a une personne au pouvoir. La communauté internationale a besoin d’un vis-à-vis pour faire son travail, continuer ses projets dans le pays », a expliqué Merten. « Nous avons besoin de travailler avec des gens qui représentent l’Etat haïtien », a indiqué Kenneth H. Merten. « Mais, honnêtement, je voudrais insister que ce serait mieux si tout le monde pouvait se réunir autour d’une feuille de route, d’un accord des accords pour faire avancer le pays. Comme étranger, nous voyons qu’il y a plusieurs idées similaires dans plusieurs accords. Je comprends difficilement le fait que les gens ne peuvent pas s’asseoir pour discuter des différences et trouver une façon de faire avancer le pays », a martelé Kenneth H. Merten.