En 26 minutes et 10 secondes, l’équipe de Burning PhatAss asseoit plusieurs sujets. Premierement, un pan de l’histoire du mouvement féministe, deuxièmement le marchandage sexuel auquel font face une belle majorité des artistes feminines évoluant dans le milieu musical haitien, troisièmement le cheminement de Burning PhatAss dans cet univers et enfin un portrait de l’égalité homme-femme en Haïti. L’on apprend que la rappeuse est fille de musicien et que par conséquent elle a grandi dans un environnement où la musique avait une place prépondérante. Se présentant comme une militante, Stéphanie BelleFleur informe avoir vécu dans une famille monoparentale. Sa mère a quitté Haïti alors qu’elle n’avait que 6 mois et la rappeuse n’a jamais eu le temps de la rencontrer car cette dernière mourut alors que sa fille allait avoir douze ans.
La voix du titre “Vini now” sur le projet "Liriks VI" explique que son retrait de la musique a pour origine, les difficultés et les mauvaises conditions dans lesquelles les femmes haitiennes évoluent dans le milieu musical. “ Pour avoir du succès, il y a des conditions à accepter. Moi, j’ai décidé de ne pas les accepter et de prendre du recul. Cela m’a permis d’analyser les dérives qui sont courantes dans le HMI” souligne-t-elle. La jeune femme spécifie plus loin que cette posture en a, largement, valu la peine. Cela lui a permis d’avoir les idées claires et surtout de poser un regard critique sur ces pratiques auxquelles elle refuse d’adhérer.






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