Le système judiciaire, pour une nouvelle fois, est à l’arrêt. Les greffiers observent le mardi 12 avril 2022 un arrêt de travail dans les 18 juridictions du pays. Les revendications sont diverses. Les greffiers exigent le respect de l’accord de 2017 « contresigné avec les autorités du ministère de la Justice ». « Ils nous ont promis d’assurer le suivi pour l’adoption du statut des greffiers, de mettre fin à la discrimination qui sévit dans le système Judiciaire, plus précisément au ministère de la Justice en octroyant une carte de débit à chaque greffier du système. Ils nous ont aussi promis un quota sur chaque promotion d’élève qui entre à l’École de la magistrature, une augmentation graduelle du salaire des greffiers jusqu’à atteindre 80% des salaires de nos collaborateurs immédiats », a détaillé le président de l’ANAGH Martin Ainé, évoquant également la promesse de la nomination des greffiers formés à l’École de la magistrature en 2017. « Aucune de ces promesses n'est tenue », s’est plaint M. Martin, intervenant à la matinale de Magik 9.
Les greffiers avaient déjà observé une grève en janvier 2022 pour exiger l’application de ces revendications. Revenant sur les démarches qu’elle a entreprises pour porter les autorités du ministère de la Justice à agir, l’ANAGH, dans une lettre adressée au ministre de la Justice, Berto Dorcé le 6 avril, dit « constater l’absence de volonté des responsables dudit ministère à satisfaire, même en partie, les différentes revendications des greffiers ».






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.