Il est près de 5h p.m. quand les premières troupes empruntent le parcours. Sans cesse perturbé par la pluie, le défilé artistique n'a rien présenté d'innovant ou d'épatant par rapport aux années antérieures. Un peu plus tard, c'est le « Rasin Bwadòm », non annoncé dans la liste de 30 participants publiée par la mairie, qui ouvre le défilé. C'est une bande à pied de la localité de Dufort, habituée à sortir en période de carnaval. 

Derrière, « Ti pousyè », le seul représentant des sections communales de Montagne, étonne les curieux. Si les bandes à Léogâne, particulièrement celles des 3 sections de Plaine, marient percussion et instruments de cuivre à vent, cette dernière compte un clavier parmi ses instruments. Le résultat offre un son entraînant. Le rara de Léogâne est cette diversité d'offres. Dans le quartier de Trouin, les bandes n'utilisent que percussion et cornets.