Deux semaines depuis que les affrontements entre le gang « 400 Mawozo » et celui dénommé « Chen Mechan » battent leur plein dans la plaine du Cul-de-Sac. Malgré les annonces de la PNH au sujet des opérations menées en plaine au début de la semaine pour reprendre le contrôle de la situation, le calme tarde à s’installer. les riverains continuent à déserter leurs habitats. « Jiskaprezan lapolis se ak zong li l ap reyaji », a dénoncé Gesner Morlant, intervenant à la matinale de Magik 9. L’arsenal des policiers n’est pas proportionnel à celui des bandits a, rappelé le porte-parole du SYNAPOHA. « Les bandits ont des munitions pour maintenir l’hostilité avec les policiers à longueur de journée alors que l’État se trouve en difficulté pour nous doter de munitions en quantité suffisante pour réagir », a rapporté le policier, qui a fait savoir qu’un « gilet pare-balles et un casque sont jusqu’à présent un luxe pour les membres de la PNH ». Selon Gesner Morlant, la base de la Brigade d’intervention motorisée (BIM), située à Clercine, et le commissariat de Tabarre qui sont non loin de la zone d’affrontement entre les gangs ne sont jamais renforcés alors qu’ils sont constamment sous menace d’attaques des bandits. Quant à l'entraînement régulier des policiers, «cela ne se fait presque plus, sauf s'il y a un événement spécial », a révélé M. Morlant.
Gesner Morlant s'est interrogé sur la volonté des autorités à résoudre le problème de l’insécurité. Il croit que la situation sécuritaire de la plaine du Cul-de-Sac ne se serait pas aussi dégradée, si elles avaient pris en compte les recommandations que le syndicat avait l’habitude de faire. M. Morlant a déclaré ne pas comprendre la stratégie du haut commandement de la PNH dans la lutte contre les gangs, avançant que les « bandits fonctionnent à plein régime » alors que « la police qui est une institution qui travaille en permanence », intervient par intermittence. « Nous demandons pourquoi lors des opérations les policiers interviennent avec un défilé de grand cortège alors qu’il y a dans ces zones des antennes qui localisent leur position, leur mode de déplacement », a déploré le porte-parole du SYNAPOHA.






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