« Ces gens sont venus pour la plupart de la plaine du Cul-de-Sac. Nous avons déjà enregistré 150 personnes. Il y a des enfants âgés de 9 ans, 10 ans, des adolescents de 14 ans. Certains déplacés se réfugient chez un ami », confie au journal un responsable de l’administration communale de la commune de l'Arcahaie. La municipalité a mis en place un bureau afin de prendre les doléances de ces déplacés que la commune accueille par dizaines chaque jour. « Nous préparons des kits alimentaires pour ceux qui sont enregistrés », annonce ce responsable. D’autres réfugiés qui n’ont personne pour les héberger sont répartis dans deux camps. L’un reçoit 60 personnes, l’autre 70, révèle-t-il plus loin.

L'agent intérimaire de Kenscoff, l’une des trois municipalités qui avaient déjà pris des dispositions pour empêcher que des individus malintentionnés foulent leur territoire, veut contrôler les éventuels locataires et ceux qui sont hébergés par des proches. Joint par téléphone, Jean Massillon précise qu’une dizaine de rescapés est enregistrée par la mairie. Il explique que la mesure prise par sa municipalité consiste à passer au crible ces déplacés. « Nous avons un devoir moral envers eux. Ce problème nous concerne tous. On a le devoir de protéger notre commune également. La mairie de Kenscoff s’associe avec la structure de la Protection civile pour accueillir ces déplacés », fait savoir le numéro un de la commune, Jean Massillon.