Jusqu’à 2012, Rebecca Jean n’avait pourtant pas encore connu Haïti. Mais elle a toujours eu un bout de ce pays accroché dans son cœur. En effet, la jeune s’est lancée dans une jubilante quête d’un retour vers ses racines haïtiennes, la terre de ses parents. Sa mère est Petit-Goavienne et son père était Jacmelien, et ces deux ont su bien entretenir la part d’Haïti qu’on retrouve chez elle. Rebecca Jean est capable de comprendre le créole ou de mener une conversation dans cette langue. Dans son répertoire musical, on retrouve d’ailleurs quelques chansons en créole.

Ses racines font partie de l’évolution de son art. Aujourd’hui, sa musique est un mélange de sons québécois et haïtiens, un pont ingénieusement tracé qui permet aux deux cultures de prendre langue l’une avec l’autre. Fruit du brassage culturel, Rebecca Jean sait mettre sur un même piédestal les différentes cultures qui l’habitent. Elle est Haïtienne au même niveau qu’elle est Québécoise, et vice versa. « Dans mon cœur, deux histoires se font la cour. Je vis au rythme des cuillères et des tambours. J’ai un héritage aux saveurs métissées », dit-elle dans sa chanson « Haïbécoise ». « Moi j’ai l’Artibonite dans le sang, j’ai mon essence qui assaisonne le Saint-Laurent », ajoute-t-elle en faisant référence aux plus grands fleuves d’Haïti et du Québec.