«125 gourdes ! Ak tout kisa ? », répond un homme à une marchande de pain, à quelques encablures d’une station d'essence sur la route de Frères, à Pétion-Ville. Un simple « se pa mwen » de la marchande, entourée de ses pairs et d’autres détaillants de produits alimentaires, détend l’atmosphère, calme cet ouvrier de la construction qui rentrait chez lui en fin d’après-midi.

« Les échanges sont souvent tendus à cause de la flambée du prix du pain », a confié à Le Nouvelliste Pierre Jean Baptiste, qui est dans ce commerce depuis 1991, quand le sac de 110 livres de farine coûtait 175 gourdes. « Aujourd’hui, il faut 6 150 gourdes pour acheter ce même sac de 110 livres, de 18 marmites », s'est-il plaint, mercredi 19 juillet. La conséquence de cette hausse du prix de la farine est l’envolée des prix du pain