La représentation de la pièce « Danta », à Piment rouge, le week-end dernier, n'a pas été une partie de plaisir. Poignant, ce monologue a rouvert le débat sur le droit de la femme de disposer librement de son corps. Il a aussi été un cri de révolte contre le viol et les violences faites aux femmes pour dénoncer le laxisme des autorités publiques. Pendant 90 minutes, la comédienne Joanne Joseph a plongé le public dans « une histoire de femme, mère où l'amour et la mort laissent dans leur croisement une parole dense que seulement la colère et le désarroi peuvent extirper ».

La mère de Danta n'avait que 13 ans quand elle a été violée dans un jardin de pois congo par un adulte. Sans son consentement, ce dernier a abusé de son corps fragile. Tombée enceinte, elle a décidé de garder l'enfant ; elle a choisi de donner naissance à Danta qui devenait au fil des ans sa seule raison de vivre. Cette femme qui n'a pas connu l'amour le vivait à travers sa fille pour qui elle était prête à faire l'impossible.