« Les perspectives macroéconomiques et financières indiquent que la période triennale (2023-2025) sera encore un défi », a prévenu le Premier ministre Ariel Henry dans la lettre de cadrage du budget 2022-2023. « Mais, du niveau de nos efforts dépendront nos réussites », a ajouté Ariel Henry avant d’évoquer les projections. « Les projections, tenant compte des priorités gouvernementales et de la volonté d’une mise en œuvre rigoureuse des actions ainsi que de l’évolution de l’environnement international, affichent, en termes de croissance et d’inflation, une augmentation du produit intérieur brut PIB réel de 0.4% en 2022-2023 supportée par la mise en œuvre du PRIPS, de la PNPPS et le rétablissement de la sécurité ; et une moyenne de 1.2% sur les trois années. Une décélération de l’inflation pour se situer à 24.5% en 2022-2023, et à 12.4% en 2024-2025 ; d’échanges extérieurs, une reprise des exportations et des importations découlant de l’amélioration du climat sécuritaire et conséquemment des activités économiques, et un ralentissement de la dépréciation de la gourde à partir des mesures de régulation du marché des changes et des hausses des transferts privés sans contrepartie ; de finances publiques, une pression fiscale de 5.8% en 2022-2023 pour augmenter progressivement jusqu’à atteindre 7% en 2024-2025. La stabilisation du déficit budgétaire à 2.8% du PIB en 2024-2025 à cause des augmentations anticipées des dépenses d’investissements structurants et pro-croissance ; d’indicateurs sociaux, un recul de la pauvreté par l’allocation des moyens importants aux actions sociales au cours des trois prochaines années », a tablé Ariel Henry, qui a souligné que « renouer avec la croissance économique, assurer la stabilité sociale et améliorer les conditions sécuritaires sont des nécessités des plus importantes et constituent nos priorités pour l’exercice fiscal 2022-2023 ».

La stratégie retenue pour le budget 2022-2023 consiste à se concentrer sur l’essentiel afin d’optimiser l’utilisation des ressources et éviter le saupoudrage. Pour ce faire, nous devons améliorer les performances dans la mobilisation des ressources domestiques et la qualité des dépenses publiques de manière substantielle ».