« Les dégâts du week-end dernier ne sont pas les premiers », a confié Vivaldi Oslin, porte-parole de Solidarité de Tête-de-l’Eau. D’autres crues avaient provoqué des morts. Tout le monde est au courant, s’est-il indigné, en intervenant à la matinale de Magik 9, lundi 29 août 2022. L’État n’assume pas ses responsabilités. C’est normal. Aucune instance n’a organisé la supervision des constructions à Tête-de-l’Eau, un quartier qui débouche sur Pèlerin 2, englobe Lakou Flè Pwa, Lakou Zaboka où vivent plus de 7 000 personnes, a expliqué Vivaldi Oslin. Il a vertement critiqué le choix de construire un pont mal étudié et mal dimensionné et aujourd’hui dépassé par rapport au volume d’eau de pluie qui descend des hauteurs. Avec le versement des produits de fouilles et les détritus dans les galets, en amont, l’eau se déverse sur la voie publique lors des crues, a expliqué Vivaldi Oslin. Les habitants de la zone ont réalisé, avec leurs propres moyens, des opérations de curage. Mais cela n’a pas empêché les dégâts, a-t-il déploré.
Le ministre de l’Environnement, James Cadet, interrogé à la matinale de Magik 9 mardi, a évoqué l’accompagnement donné à la mairie de Pétion-Ville pour faire des interventions. Une machine de la mairie est tombée en panne. Le ministre Cadet a indiqué avoir payé personnellement la location d’un équipement similaire pour poursuivre les travaux. « Le marché de Tête-de-l’eau est exposé à un grand danger », a ajouté James Cadet, qui a déploré les constructions anarchiques dans les flancs de montagne ou dans les lits de rivières.






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