Haïti est un pays à l'arrêt. On pourrait se demander ce qui fonctionne. Depuis tantôt deux semaines, plusieurs villes du pays sont en ébullition. Des manifestants parfois en colère exigent des mesures contre l'insécurité, la disponibilité des produits pétroliers dans les stations d'essence et la baisse du prix des produits de première nécessité sur le marché. Si le gouvernement, à travers la banque centrale, a décidé d'injecter des millions de dollars sur le marché des changes, cette mesure a peu d'effet jusqu'ici. Faut-il patienter ? 

Deux semaines après le début des manifestations, aucun appel au calme n'a été lancé par le Premier ministre Ariel Henry ni par des institutions concernées. Aucune promesse de prise en compte des revendications des manifestants. La seule réponse du gouvernement aux manifestations est celle musclée de la Police nationale d'Haïti (PNH) qui ne donne pas encore de résultats.