Quand il ne parle pas de basketball, de tennis ou de football au micro, Kenson Désir s’attelle à plier l’or à sa volonté ou à enseigner les techniques d’écriture journalistique et de basketball à ses étudiants dans l’une des salles du Centre de formation en communication et administration (ISNAC), à l’Avenue Charles Summer, à Port-au-Prince. C’est sa façon à lui d’exister comme professionnel et mari. Sa façon à lui de compenser son salaire de journaliste sportif qui ne suffit pas.

« Au départ, je voyais le journalisme comme un domaine dans lequel je voulais évoluer, mais sans faire des considérations salariales. Par exemple : De nos jours, comment vivre uniquement de sa profession de journaliste ? Au fur et à mesure, j’ai fini par comprendre qu’il est très difficile de vivre uniquement de ce métier. S’il souhaite garder son honnêteté, sa crédibilité, le journaliste est dans l’obligation de s’adonner à d’autres activités parallèles pour pallier les besoins de sa famille ou avoir une vie décente », martèle l’actuel secrétaire général de l’association haïtienne de presse sportive (ASHAPS), marié depuis bientôt 9 mois (le 19 mars 2022).