« Nos examens en classe ou les examens officiels ressemblent aux jugements prononcés en français dans nos tribunaux condamnant un accusé qui n’a rien compris des débats, voire du verdict, ou nos messes totalement en latin dont on ne comprenait rien à la liturgie, mais dont on attendait à la fin un billet pour le ciel. Au moins l’institution religieuse a compris depuis longtemps », peint Nesmy Manigat pour défendre la décision du ministère de l’Education nationale de faire du créole, la langue maternelle, la langue d’apprentissage, dès le plus jeune âge.

A ceux qui continuent de défendre le français ou une autre langue dans l’enseignement, le ministre a rappelé qu’aucune langue n’était interdite. « Le français fait partie du curriculum dès la première année, a-t-il dit. Toutefois, les autres matières sont enseignées dans la langue que l’enfant comprend pour assurer sa réussite. En réalité c’est ce qui se fait déjà largement, mais mal, car sans livres en créole. Faute de compétences des profs, il arrive que même le cours de français s’enseigne en créole. Les deux autres langues internationales: anglais et espagnol seront introduites bien plus tôt que ce qui se fait maintenant. C’est ce qui a été dit et publié », a poursuivi Nesmy Manigat.