Les jours se suivent et se ressemblent pour les Haïtiens qui subissent les conséquences du chaos qui s’installe dans le pays. Kidnappings en série, viols, assassinats…constituent le quotidien de la population haïtienne qui ne sait plus à quel saint se vouer. Le Premier ministre Ariel Henry, ses collaborateurs et alliés locaux, même s’ils s’accrochent au pouvoir, ont déjà étalé toute leur impuissance dans la résolution de la crise multiforme à laquelle fait face le pays. La demande d’aide militaire du gouvernement à la communauté internationale pour adresser la crise sécuritaire a été un ultime désaveu des autorités haïtiennes face aux gangs qui quadrillent la capitale haïtienne.Une demande qui est restée sans suite alors que la situation dégénère.

N’ayant pas de plan B, le gouvernement se contente d’assister à la descente aux enfers du pays en bon spectateur. A chaque drame, les autorités se contentent de condamner. Jeudi, plusieurs médias ont rapporté le kidnapping d’un parent et de sa fille devant un établissement scolaire à Port-au-Prince. Il est rapporté la fermeture des écoles depuis plusieurs semaines dans des quartiers où opèrent des gangs. En réaction, le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle a publié une note ce jeudi pour exiger le respect du droit à l’éducation des enfants. La police nationale d’Haïti, de son côté, poursuit avec son opération Tornade I sans inquiéter ni affaiblir les gangs. En parlant de la PNH, où sont passées les Forces Armées d’Haïti remobilisées par l’Etat haïtien ?