De 4,7 millions de personnes en octobre, la proportion de la population en insécurité alimentaire aiguë a atteint pour le mois de mars 4,9 millions de personnes. La flambée des prix liée à la forte volatilité de la gourde par rapport au dollar américain, l’expansion de la violence des gangs qui paralyse de plus en plus les activités économiques dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, dans la péninsule du Sud et dans une bonne partie du grand Nord, les faibles performances des campagnes agricoles d’autonome et d’hiver, la résurgence de l’épidémie de choléra et la baisse de l’aide humanitaire sont parmi les causes avancées par la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA) pour expliquer cette état de choses.
Des 4,9 millions, une grande proportion se trouve dans l’urgence alimentaire. Le communiqué fait état de quinze zones sur les trente-deux analysées qui se retrouvent dans la phase 4. À ce niveau, poursuit le communiqué, les ménages y sont en proie à des déficits alimentaires extrêmes, malgré le recours à des stratégies de survie irréversibles.




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