Tout a commencé par la faillite de la Silverbank, le 8 mars 2023. Même si celle-ci n’avait pas fait couler beaucoup d’encre. Cette faillite pourrait même s’avérer anecdotique si deux jours plus tard, la Silicon Valley Bank, fermée le vendredi 10 mars par les autorités américaines, n’avait pas emboité le pas. Puis, s’ensuivait la faillite de la Signature Bank le 12 mars. Trois faillites bancaires en une semaine ! Pour éviter à la First Republic Bank de connaitre le même sort, onze grandes banques américaines ont choisi, le jeudi 16 mars, de lui venir en aide. Tout est donc allé très vite.

Et pour ne rien arranger, Credit Suisse va, elle aussi, tutoyer la faillite en Europe. Au point de provoquer une angoisse généralisée à travers le monde. Il ne faut cependant pas céder à la panique, clament les experts et les décideurs publics. Bien qu’il y ait suffisamment de raisons de s’en inquiéter. Puisque, depuis la crise des subprimes en 2008, on n’a pas connu de signaux aussi alarmants. Cette crise de 2008, déclenchée aux États-Unis par la faillite de la grosse banque américaine Lehman Brothers, touchait plutôt le secteur des prêts hypothécaires et trouvait son origine dans l’excès d’endettement des ménages sur le marché immobilier.