Ailleurs, les écoles sont surtout impactées par la pandémie de Covid-19. Ici, outre la pandémie, les écoles croulent sous le poids de l’insécurité (kidnapping, affrontements entre bandes armées…) qui fait rage à Port-au-Prince et dans certaines provinces ces dernières années. De nombreuses écoles ferment leurs portes face à la menace des gangs armés. Celles qui le peuvent travaillent en distanciel avec leurs élèves. « En réalité, je dirais que le système éducatif haïtien fait face aux conséquences de 3 pandémies : La Covid-19, les crises sociopolitiques et la désertion des enseignants qualifiés. Au total, 190 jours de classe ont été perdus par la majorité des élèves haïtiens entre septembre 2019 à aujourd’hui, soit l’équivalent d’une année scolaire entière, a déclaré le ministre Nesmy Manigat. À cela il faut ajouter plusieurs catastrophes naturelles, en particulier le tremblement de terre de 2010 qui avait fait plus de 250 000 morts et affecté jusqu’à 80 % les écoles dans le département de l’Ouest d’Haïti. »
Selon Nesmy Manigat, ces catastrophes impactent l’accès à l’école de milliers d’enfants en raison des problèmes économiques des familles en proie à une insécurité alimentaire. « Ainsi, le gouvernement s’apprête dans les prochains jours à démarrer un programme de transfert monétaire conditionnel pour environ 500 000 parents d’élèves », a fait savoir le ministre. « À travers une mobilisation communautaire et l’appui de plusieurs partenaires, nous relançons graduellement les cours dans les écoles situées dans les quartiers précaires avec un programme spécial de récupération et d’accélération des apprentissages. Ainsi, nous prévenons davantage des jeunes vulnérables de rejoindre les groupes armés qui terrorisent la population », a-t-il dit.






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