Après presque deux ans au pouvoir, le Premier ministre Ariel Henry est resté égal à lui-même. Il dirige le pays sans plan ni projet. Comme à son arrivée à la tête du pays en juillet 2021, il multiplie les initiatives sans lendemain. C'est peut-être une bonne stratégie pour faire passer le temps. Au grand dam d’une population qui vit le pire au quotidien. L’insécurité, le kidnapping, la dégradation des conditions de vie des Haïtiens sous le poids de la cherté de la vie, la pénurie chronique de carburant, la décote de la gourde, l’insalubrité des rues, l’épidémie du choléra, figurent parmi les crises les plus visibles que l’administration Henry n'arrive pas à contrôler ni à réduire.

Ces maux qui ne sont pas des inventions du Premier ministre Ariel Henry ont empiré sous sa gouvernance cauchemardesque. Lorsqu’il a pris le pouvoir en 2021, il existait encore quelques quartiers de la zone métropolitaine de Port-au-Prince épargnés de l’insécurité qui empoisonne la vie des Haïtiens. A cette époque, il fallait moins de 100 gourdes pour un dollar américain. Depuis, plusieurs quartiers, huppés ou pauvres, sont tombés sous la coupe réglée des gangs, l’insécurité alimentaire gagne du terrain, le commerce informel du carburant se normalise…