À 18 h 15 presque toutes les chaises rouge vif de la salle sont occupées. Un public joyeux, connaisseur mais surtout fan du Tabou Combo est présent pour une soirée qui s’annonce mémorable. Le DJ qui anime en première partie égrène les hits compas et antillais pour chauffer la salle. Le public est déjà bien conquis quand après l’entracte, tout de blanc vêtu, sans grands palabres inutiles, les hommes du Tabou Combo investissent la scène pour lancer le concert. 19 h tapantes, Casino de Paris s’allume. Le public se met debout pour saluer en plus du groupe mythique, l’éternel chanteur vedette, Shoubou. En dépit de l’âge et de la maladie, il ne change pas. « Je suis toujours aussi beau, n’est-ce pas ? », demande-t-il au public qui lui crie son affection en retour. Son visage radieux est frais, reposé. Shoubou est heureux de retrouver ses fans. Et ils le lui rendent bien.
« Bese Ba » est le premier morceau qui lance la célébration. Ce tube datant des années 70 n’a pas pris une ride, comme tout le groupe d’ailleurs. Le ban dèyè est toujours aussi solide et même avec deux nouveaux chanteurs, la communion sur scène entre ces musiciens professionnels est parfaite. L’autre pilier du Tabou Combo, Fanfan Ti Bòt est partout, tantôt à l’avant, à l’arrière devant le bassiste, aux côtés de Garry Josama ou de Ralph Condé, échangeant des clins d’œil avec Kapi, le chanteur à la voix rauque est lui aussi le centre d’attention. Il porte son âge comme un parfum discret. Son énergie et ses pas de danse mouvementés font de lui le vrai show man du groupe.






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