Cette année, les chiffres sur le nombre d’Haïtiens qui ont faim explosent. Les enfants, les jeunes comme les adultes sont dans le panier. C’est le résultat de la guerre des gangs contre la paysannerie et contre divers quartiers de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Les rapports sur la dégradation des conditions de vie à travers le pays sont accablants comme ceux sur le banditisme. Depuis quelques jours, la police nationale d’Haïti, l’institution chargée de la protection des vies et des biens dans le pays avec le support de la population, sort la tête de l’eau.

Peut-on dire autant des institutions chargées de la protection sociale, de la lutte contre l’insécurité alimentaire à travers le pays ? On sait que le gouvernement et ses partenaires savent que le nombre d’Haïtiens basculés dans la pauvreté a augmenté considérablement. Avant le rapport, la semaine dernière, du Réseau d’information sur la sécurité alimentaire (FSIN) plaçant Haïti parmi les sept ayant connu la famine et le dénuement en 2022, le Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA) avait sonné l’alarme depuis des mois à travers ses rapports.