Haïti est submergée par sa crise, ses crises. Plus les jours passent, la situation s’aggrave. Les conséquences de cette crise multiforme qui perdure sont visibles sur tous les secteurs de la vie nationale. La place du pays dans les rapports des organismes internationaux illustre la gravité de la crise. Les rapports des organisations des droits humains nationales et internationales sur les victimes de l’insécurité quant à eux donnent le vertige.

Si la communauté internationale dans ses rapports reconnaît la gravité de la situation, dans les faits elle abandonne Haïti à son sort. Les sanctions canadiennes, américaines, voire dominicaines contre les personnes soupçonnées d’alimenter la crise sont restées sans effet. La liste des sanctionnés de l'Organisation des Nations unies (l’ONU) annoncée depuis janvier, quant à elle, peine à atterrir.  Peut-être que l’ONU, en se basant sur l’expérience canadienne et américaine, juge une telle décision contreproductive ou prend toutes les précautions pour faire mieux.