Georges Anglade, géographe, homme d’État, universitaire et écrivain, décédé lors du séisme de janvier 2010, parlait souvent des timouneries de nos politiciens.
Timouneries ou enfantillages qui permettent à nos politiciens d’agir sans être tenus par l’idéologie, les principes ou les intérêts. Ainsi, nos hommes et femmes politiques engraissent les crises quand ils ne les ont pas engrossées.
Nos politiciens, qui ne peuvent exister que dans la catastrophe, passent leur temps à exacerber les contradictions, créer des états de crises permanents, et cela depuis des siècles. Il poursuivent leur œuvre avec enthousiasme afin de traîner le pays et ses habitants vers les tréfonds du pire.
Ces derniers jours, alors qu’on décompte : naufrage, inondations, séisme, actes de violence, résurgence du choléra, étalement de la faim et autres calamités, tous suivis ou ayant entraînés des morts, aucun politicien ne trouve urgent de se comporter autrement. De dépasser les pratiques en cours depuis des années. La transcendance? Connais pas!
Chacun continue de tout faire et même de ne rien faire pour ne jamais s’entendre avec son vis-à-vis.
L’orchestre philanthropique qui réunit nos politiciens joue une cacophonie sublime pour faire passer le temps.
Personne ne s’inquiète de l’impréparation des responsables dans les rangs de nos insouciants politiciens encore moins des peu de résultats obtenus.
Chaque politicien espère que son ennemi sera plus faible demain sans se rendre compte qu’en face on lui souhaite le même sort. Nous meriterions d’avoir des hommes politiques et des femmes politiques au lieu de politiciens. Il faudrait finalement essayer de faire de la politique afin de penser pays.
Les solutions possibles aux problèmes du pays sont multipliées chaque jour par les éléments absorbants de la classe politique.
Le résultat s’étale sous nos yeux : le pire va bien en Haïti et à de beaux jours devant lui.





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