Tous les deux ans, les Américains sont appelés aux urnes pour renouveler la Chambre des représentants et un tiers du Sénat. Haïti a copié ce modèle dans sa dernière Constitution, mais n’a jamais réussi à le mettre en pratique. Non pas parce que ce serait trop coûteux ou trop compliqué, mais parce qu’aucun élu n’accepte volontiers, dans notre pays, la fin de son mandat. Chacun cherche à prolonger le plaisir et les privilèges attachés à sa fonction.

Le balancier, ce mouvement cyclique qui provoque les changements des majorités, a joué son rôle lors des élections américaines du 3 novembre. Encore une fois, un président en exercice, qui dispose de tout l’appareil de l’État et de moyens financiers considérables, voit son parti perdre un scrutin.