Le public est bien servi. Son coup de cœur « Port Of A Prince», dernier court métrage projeté en salle au cours de cette soirée.

L'histoire est captivante. On se croirait dans le réel. Dans ce qu'est devenu la capitale d'Haïti, Port-au-Prince. Deux amis orphelins, Jeff et Tiyo, doivent survivre grâce à la mendicité et des petits boulots. Ils habitent l'un des bidonvilles de la capitale, contrôlé par le puissant groupe armé « 10% ». Son deuxième chef est le demi-frère aîné de Tiyo. Jeff et Tiyo sont contraints d'intégrer cette « famille », comme le désigne le chef. 

Tiyo, jusqu'ici élevé par son grand-père, doit faire un choix. Intégrer « 10% » et prouver sa loyauté à son demi-frère ou perdre la confiance de son grand-père. 

Pendant 15 minutes, le spectateur est plongé dans les corridors de Port-au-Prince. Il explore la vie au sein des groupes armés, côtoie la malhonnêteté des politiciens, voit de plus près la précarité dans laquelle évolue les enfants ou encore l’inaccessibilité aux services de base. Tout y est dans « Port Of A Prince » qui a mobilisé l’attention du public même après son générique. 

Présent dans la salle, Gilbert Mirambeau producteur du court-métrage a pris le temps de discuter avec l’assistance sur plusieurs aspects du projet lors d'une causerie tenue en marge de la projection.

Le public de l'Alliance française du Cap-Haïtien a également visionné, pendant ce second jour du festival, « Toro Lacou » de Pierre Michel Jean. Ce film documentaire retrace l'histoire d'un rara à Léogâne. Tout comme « ASTEL » de la réalisatrice Franco-Sénégalaise Ramata-Toulaye Sy et « N ap boule » d’Alexandrine Benjamin. Ce dernier a été projeté en présence de l’actrice et comédienne Ericka Julie Jean-Louis qui, elle aussi avait pris part à la causerie organisée suite aux projections. 

Quant à « Les Trois Lascars » de Boubakar Diallo, il a été vu en plein air, au Cap Plaza sis à la rue 24 B de la cité christophienne.