Les dirigeants d’Haïti sont reçus en grande pompe dans toutes les rencontres internationales. On leur déroule le tapis rouge. Pourtant, en Haïti, la démocratie est en déroute. Il n’y a pas un seul élu en poste et aucune élection n’est prévue. Les massacres et graves violations des droits humains se suivent. Leur fréquence n’étonne plus personne. Les communicants et auteurs de rapports ont déjà validé tous les éléments de langage pour graduer notre descente aux enfers. Les bandes criminelles distillent la terreur. Avec constance.
L’assistance à un peuple en danger doit attendre le parcours bureaucratique, les ressources financières adéquates, l’existence de la volonté politique au niveau de la communauté internationale pour aider Haïti et non ses dirigeants illégitimes qui profitent du statu quo pour se maintenir au pouvoir. Avec la quiétude des rois, le PM Ariel Henry, ses alliés, en dehors de toute adhésion populaire, s’affairent à tuer la Constitution de 1987. Ils veulent écrire une autre charte pour le pays, un autre projet de société, en dehors de la nécessaire appropriation populaire ou d’un contexte post-révolutionnaire.






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