De pourparlers en pourparlers, les acteurs politiques haïtiens et ceux de la société civile sont restés égaux à eux-mêmes. Aucune flexibilité dans leur position. A Kingston comme à Port-au-Prince, les efforts de la CARICOM pour porter les acteurs haïtiens à s’entendre en vue de mettre fin à la crise se révèlent vains. La plupart de ces acteurs s’opposent aussi à toute initiative de l’extérieur pour venir en aide à la population haïtienne prise en otage par les gangs, l’insécurité alimentaire et leurs corollaires.  

Les émissaires de la CARICOM sont repartis bredouilles après leur séjour à Port-au-Prince la semaine écoulée pour tenter de  concilier les positions contraires des chefs de partis politiques, des représentants du gouvernement et des représentants de la société qui s’invitent dans les négociations. Des acteurs qui s’expriment dans la presse acceptent qu’ils ont échoué dans leur tentative de trouver un accord en guise de solution à la crise. Chacun jette la responsabilité sur l’autre. Ce qui est certain, le pays s’est réveillé ce lundi sans un accord pour mettre fin à la crise. Le Premier ministre Ariel Henry n’a pas donné suite à la demande de ceux qui veulent le remplacer par un collège présidentiel de cinq membres. L’Accord de Montana et compagnie refusent l'offre de l’équipe d’Ariel Henry d’intégrer le gouvernement et d’autres structures comme le HCT.