Le Premier ministre Ariel Henry a passé le cap des 24 mois au pouvoir. La transition n’a toujours pas commencé. Il se cherche des hauts faits politiques, le consensus politique large longtemps exigé par ses tuteurs de la communauté internationale. Avec M. Henry, des critiques retiennent ces discussions politiques en trompe-l'œil avec des opposants et récemment, les échecs de deux rounds de négociations politiques sous les auspices de la Caricom. Les alliés du PM Henry ne le tiennent pas rigueur. Certains indiquent, presque avec la main sur le cœur, qu’il « négocie » un accord pour avancer, paver la voie à un remaniement ministériel, à la nomination du CEP et au chantier d’une nouvelle constitution. En face, certains sont tranchants.

«  Je n’ai jamais entendu parler de chose comme cela », a balancé une source proche du collectif du 30 janvier, interrogée ce lundi sur la tenue ou non de négociations politiques avec le PM Henry pour trouver un accord, intégrer le cabinet ministériel. Tout en nuance, et non sans précaution, compte tenu des capacités des politiques d’ici à faire le grand écart, cette source soutient que « les échanges personnels ou avec des personnalités ne sont pas des négociations ». Celles-ci, a-t-elle soutenu, « exigent un protocole, un agenda et un calendrier ». « Il ne peut pas vouloir une chose et son contraire », a tancé cette source, prompte à souligner un déficit traîné par Ariel Henry: il n’inspire pas confiance.