Comme annoncé, BaYo au SummerStage à Manhattan a fait un carton, les images provenant du précédent show à Montréal avaient déjà mis la puce à l’oreille sur les potentialités de l'affiche. Mais l’expérience a de loin dépassé les prévisions. Être Haïtiens, se revendiquer Haïtien était de bon goût samedi dernier dans la Big Apple où près de 5 000 personnes se sont réunies à BaYo. Ce public impressionnant a assisté à un spectacle de qualité mené de main de maître par un Michael Brun dont le leitmotiv est d’apporter la musique haïtienne au monde entier. Conforme à sa stratégie, le récipiendaire du « Meilleur album de musique urbaine » des Latin Grammy Award 2020 pour sa participation sur l’album « Colores » du colombien J Balvin a réuni artistes haïtiens et internationaux sur la scène du SummerStage.
Du setup aux prestations, en passant par la gigantesque ambiance festive qui régnait à Central Park, il serait difficile d’émettre une critique négative à l’encontre de BaYo au SummerStage. Sauf peut-être un court passage à vide après la prestation de Paul Beaubrun ou alors la trop longue ligne menant au bar et à la restauration. Difficile d’éviter le second volet. Le carton d’invitation disait 6 h p.m. Et l’événement a démarré pile poil, quoique le public fût encore timide. Les artistes Kolo, Paul Beaubrun, Anie Alerte, Lakou Mizik, Bullet, Naïka, Troubleboy, Saint Levant, Lolo Zouaï, Emeline Michel, AndyBeatz, Joeboy, Baky, KES, King Promise, Anthony Ramos, J Perry et Richard Cavé ont les uns après les autres défilé au fil des quatre heures qu’a duré BaYo. Au fur et à mesure des différentes prestations synchronisées de manière à divertir et créer une certaine attente, le public a pu se délecter du son métissé de Michael qui est resté aux platines de son arrivée sur scène jusqu’à la fin de son show.






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