Le département de l’Artibonite, réputé pour ses vastes plantations de riz, est à la merci des gangs armés. Plusieurs communes du département sont tombées aux mains de bandes armées ou subissent la violence engendrée par les affrontements entre bandes armées rivales. Il ne se passe pas une journée sans des appels de détresse pour Petite-Rivière de l’Artibonite, Liancourt, Verettes ou l’Estère. Ces communes et d’autres payent un lourd tribut à l’insécurité instaurée par des gangs dans ce département livré à lui-même.
Selon le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH), pour le mois de juillet, 83 cas de kidnapping ont été recensés à travers le pays, dont 23 dans le bas Artibonite (au moins deux rapts collectifs). La Fondation Je Klere, de son côté, a recensé 29 exécutions sommaires dans le bas Artibonite pour le mois de juillet. A cela, il faut ajouter des cas de viols et des maisons pillées. Plus de 70% de la population de Liancourt, selon l’organisme de défense des droits humains, a dû abandonner leurs résidences pour se réfugier dans d’autres communes avoisinantes. Tout cela, sous les yeux des autorités politoques, policières et judiciaires du département.
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