Huit jours après les attaques des gangs contre cinq des vingt-cinq quartiers de Carrefour-Feuilles, le Centre d’analyse et de recherche en droits de l’homme (CARDH) a fait une première évaluation dans cinq des 20 sites logeant les déplacés internes. Cette évaluation a révélé que ces derniers y vivent dans une situation très critique, malgré des interventions de certaines instances étatiques et humanitaires, a noté Me Gédéon Jean, qui intervenait à l’émission ‘’Panel Magik’’ le jeudi 24 août. Ainsi, le CARDH a lancé un cri d’alarme afin de demander aux instances concernées de faire une meilleure coordination sur le terrain, d'identifier les besoins particuliers de chaque site et y faire des interventions d’urgence efficaces répondant aux besoins des déplacés.

Le CARDH préconise une structure de coordination pour les déplacés, avec un plan d’action clair et efficace face au constat alarmant qu’il a fait. « Nous avions visité principalement 5 sites, espaces logeant les déplacés internes, entre autres le gymnasium Vincent, l’école municipale Carl Brouard, le collège Leclerc Tertullien, le ciné Eldorado. » « Le lycée de Carrefour-Feuilles, huit jours après, n’a bénéficié d’aucune intervention. Ce lycée loge 3 000 déplacés, dont 189 enfants, 13 nourrissons. Il y a aussi des personnes handicapées, des malades mentaux, des femmes enceintes. Ces personnes y sont entassées », a déploré Me Jean.

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