« Du point de vue de la construction d’un État de droit, ce que nous vivons actuellement est pire que lors de la dictature des Duvalier », a dénoncé le politologue Joseph Harold Pierre. D’après lui, nous vivons dans une anarchie où il y a une absence totale de principes, de pouvoir, de normes. « La situation est extrêmement grave même sur le plan des droits humains. Personne n’est libre de ses mouvements. Les gangs choisissent à leur guise leur proie », a-t-il déploré.
« Les bandits ne font pas que défier les autorités en place; ils les ridiculisent », s’est indigné l’homme politique avant de comparer les zenglendo du temps de la dictature avec les bandits sans foi ni loi qui tuent, violent, kidnappent et opèrent en toute impunité. « Les zengledo opéraient la nuit par peur. Au temps de la dictature, les crimes étaient rétraçables, il y avait de l’ordre. De nos jours, il n’y a aucune possibilité de retracer certains actes criminels. Il y a une dégringolade de la situation », a rappelé M. Pierre, avant de s’en prendre aux acteurs nationaux qui l’exacerbent le chaos au lieu de redresser la barre.





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