Entre avril et juin 2023, le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) a dit documenter plus de 1 860 cas de meurtre, de blessures et d’enlèvement dans l’ensemble du pays. Ce qui représente une augmentation de près de 14% du nombre de victimes par rapport au trimestre précédent, soit de janvier à mars 2023. Après avoir peint un tableau sombre pour le moins de la situation du pays, le BINUH estime que « l’institution policière, déjà̀ grandement affaiblie, n’a pas la capacité de rétablir et de maintenir l’ordre public » et réitère le déploiement d’une force d’appui spécialisée dans le pays.

Les gangs mettent le pays à feu et à sang. En toute impunité, partout et quand bon leur semble, ils tuent, kidnappent, violent, volent et blessent des membres de la population civile. Dans son rapport trimestriel d’avril à juin 2023, le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) dit avoir documenté plus de 1 860 cas de meurtre, de blessures et d’enlèvement dans l’ensemble du pays. Le département de l’Ouest reste en tête avec le plus grand nombre de personnes tuées, blessées et enlevées, soit 82% des cas enregistrés. « Les communes de Cité Soleil, Croix-des-Bouquets, Pétion-Ville et Port-au-Prince ont été particulièrement affectées. L’expansion de la violence s’est également poursuivie dans le département de l’Artibonite (13% des cas), notamment dans les communes de l’Estère, Liancourt et Petite-Rivière de l’Artibonite », rapporte le BINUH.