En réaction à mes récentes chroniques sur le Conseil électoral provisoire (CEP) et la réalisation des élections en Haïti, l’historien et éditorialiste Claude Moïse m’a fait parvenir un exemplaire de son ouvrage publié en 2015 aux éditions du Cidihca à Montréal. « La question électorale : Jeux de pouvoirs, péripéties et enjeux démocratiques », préfacé par le docteur en sciences politiques Cary Hector, de regrettée mémoire, qui fait un survol historique des élections en Haïti, de 1806 à 2015.
La question électorale, dans une période de transition, apparaît centrale, écrit Claude Moïse. « Au fait, elle s’impose dans les États modernes comme le principal moyen d’accès au pouvoir. Il en a été ainsi en Haïti, déjà au lendemain de l’indépendance quand il se fut agi de conquérir le pouvoir devenu vacant après l’assassinat de l’empereur Jean-Jaques Dessalines en 1806 », a-t-il poursuivi. Au XIXe siècle en Haïti, il y a eu deux empires plutôt éphémères, une royauté limitée au nord du pays et des présidences à vie avec privilège de désignation du successeur. Mais par la suite, à part les coups d’État et les autres coups de force que leurs auteurs s’empressent de légitimer, c’est la question électorale qui demeure la principale voie d’accès au pouvoir. C’est elle également qui revient à tout coup hanter le paysage politique haïtien, reconnait l’historien.






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