Moins de 40 milliards de gourdes, c'est la part du financement interne dans l'enveloppe budgétaire destinée à l'investissement, chiffrée à 117.7 milliards de gourdes, a fait remarquer l'économiste et P.D.G. du Group Croissance, Kesner Pharel, dans une interview accordée,  jeudi 12 octobre, à Radio Magik 9.  Passé de présentation dans les exercices d'analyse du budget,  Kesner Pharel a décortiqué l'enveloppe budgétaire destinée aux investissements publics pour l'exercice fiscal en cours.  « Sur les 117.7 milliards  de gourdes allouées aux  programmes et projets, il y aura 33.9 milliards de gourdes tirées du Trésor public et le Fonds d'entretien  routier (FER)  ainsi que le Fonds national de l'éducation  (FNE) complèteront le financement interne des investissements publics  à hauteur de 5 milliards de gourdes. Les emprunts et les dons constitueront le financement externe qui sera à hauteur de 78 milliards de gourdes », a  expliqué le patron du Group Croissance.

Plus loin, l'économiste a fait des comparaisons entre le poids du financement interne et celui du service de la dette dans le budget 2023-2024. « À noter que le financement interne, chiffré à 39 milliards de gourdes, est inférieur au service de la dette, soit 40,3 milliards de gourdes, à mobiliser pour l'amortissement de la dette et le paiement des intérêts », a  déclaré Kesner Pharel, soulignant que le service de la dette représente la deuxième allocation budgétaire en termes de quantité dans le budget 2023-2024. C'était la plus importante allocation dans le budget de l'exercice fiscal précédent.