Haïti s’engage à mieux structurer ses formations d’enseignement supérieur en signant, vendredi à l’Unesco, la Convention régionale sur la reconnaissance des études, des diplômes et des grades de l'enseignement supérieur, connue sous le nom de convention de Buenos Aires. Selon le ministre de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, Nesmy Manigat, la signature de ladite convention ramène à neuf années plus tôt où il faisait au Parlement haïtien le dépôt de deux projets de loi. L’un portant sur le fonctionnement et la modernisation de l’enseignement supérieur et l’autre sur  l’établissement de l’agence nationale sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique lesquels ont été publiés dans Le Moniteur en 2020. « Aujourd’hui, nous en sommes à la signature de cette convention régionale, cela participe du même élan. Il s’agit d’organiser le fonctionnement de l’ensemble des institutions d’enseignement dans le pays… », a indiqué Manigat au Nouvelliste après la signature du document.

Selon Nesmy Manigat, c’est un grand pas dans la bonne direction. Cependant, les institutions d’enseignement supérieur auront à mettre leur devoir au propre si Haïti veut respecter ses engagements pris en signant cette convention. Un vaste chantier qui s’annonce (ou qui va être continué) tant les problèmes à résoudre dans le secteur de l’enseignement supérieur sont multiples : modernisation, régulation, bonne gouvernance, certification des parcours, qualité des prestations, etc. « Quand il n’y a pas une régulation solide, un dispositif pour suivre les parcours, n’importe qui entre dans le système, propose des offres de formation, prétend certifier des gens. Cela pose un énorme problème au niveau des études, des titres qu’on délivre, de la validation des diplômes », relève le ministre. « Dès aujourd’hui, la gouvernance des institutions d’enseignement supérieur doit être plus transparente, même en interne », a soutenu Nesmy Manigat.