Le Premier ministre Ariel Henry a promis pour l'année 2024 le retour à la libre circulation des personnes et des biens, l’éradication des bandes armées grâce au support de la force internationale aux forces de sécurité haïtiennes qui auront plus de moyens et de matériel, dans son discours à l’occasion des 220 de l’indépendance d’Haïti, 1er janvier 2024. « 2024 doit être l’année du retour à la normale et du retour à la libre circulation des personnes et des biens(…) En cette année 2024, soyez calmes, restez sereins. Nous allons recommencer à circuler dans tous les quartiers de la capitale et dans toutes les zones du pays, a dit en créole le Premier ministre Ariel Henry, qui a promis que ceux qui « nous effraient » seront contenus. « Tout danmijann gen bouchon l.
Sa k vle fè nou pè a gen pou jwenn bouchon pa l tou », a poursuivi Ariel Henry, qui compte les jours avant le déploiement de la mission de soutien à la sécurité votée par le Conseil de sécurité de l’ONU l’automne dernier. « Aujourd’hui, nous nous approchons encore plus de l’arrivée de la force de soutien en matière de sécurité pour faire face (kwape) aux bandits et à tous les groupes impliqués dans des activités illégales, la contrebande, le trafic d’armes et de munitions, le trafic de drogue », a indiqué Ariel Henry, qui estime que l’atteinte des objectifs de paix, de retour à la sécurité, à la normale passe par l’éradication des groupes armés. « Pour atteindre nos objectifs, il faut éradiquer les groupes armés qui terrorisent la population, qui tuent pour un rien, kidnappent, violent des femmes, empêchent les Haïtiens de circuler librement sur cette terre léguée par nos ancêtres après d’âpres luttes », a indiqué Ariel Henry. « Le monopole de l’utilisation de la force légitime doit rester à l’État. Nous ne pouvons pas laisser à des gens armés la possibilité de faire croire à la population qu’ils peuvent remplacer l’État ni les laisser croire que ce sont eux qui font la loi », a-t-il affirmé en saluant les hommes et femmes des forces de sécurité haïtiennes, la mémoire de ceux qui sont morts en devoir. « Nous n’abandonnerons pas leurs familles », a assuré Ariel Henry, qui promet des moyens et du matériel aux forces de sécurité.






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