Sur une base annuelle, les impacts du renforcement des mesures douanières mises en place par l’État au début de l’année fiscale se sont poursuivis au cours du quatrième trimestre de l’exercice 2022-2023, peut-on lire dans la note de politique monétaire de la BRH obtenue par Le Nouvelliste, mardi 23 janvier 2024. « En dépit des activités économiques atones, les recettes collectées se sont inscrites en dessus des objectifs du budget 2022-2023. Ainsi, elles ont crû de près de 60 % comparativement à la même période de l’exercice précédent », selon cette note de politique monétaire du quatrième trimestre de l’exercice passé.
« Par ailleurs, les ressources disponibles sur l’exercice se sont portées à 340 246,4 MG dont 172 629,4 milliards de gourdes (MG) de recettes fiscales (contre 164 058 MG projetées). Ces dernières, contribuant à hauteur de 51 % des ressources totales, ont crû de près de 50 % en glissement annuel à la faveur de la performance des recettes douanières (60 824 MG contre 37 948,5 MG prévues). Les autres ressources ont été fortement impulsées par les produits des émissions de billets de trésorerie dont l’encours s’est établi à 151 186,08 MG4. De même, a indiqué la note de politique monétaire, la gestion des dépenses de l’État a permis de les contenir en-dessous du niveau programmé dans le budget, soit un cumul de 178 343,05 MG d’octobre 2022 à septembre 2023 contre 217 565,6 MG programmées ». Les décaissements totaux se sont établis à 338 342,87 milliards de gourdes au 30 septembre 2023, a indiqué la BRH, soulignant que «conséquemment, les opérations budgétaires et de trésorerie se sont traduites en un moindre recours aux emprunts de la BRH ». « Il en est ainsi résulté un financement monétaire de 17 249,46 MG en dessous du seuil inscrit dans le budget 2022-2023 (34 304,10 MG) et en nette baisse par rapport au 49 501,5 MG de l’exercice précédent », selon la BRH.






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