L’année académique 2023-2024 se déroule en dent de scie. Jusqu’ici, elle suit la même trajectoire que les récentes années académiques au cours desquelles les écoliers ont perdu beaucoup de jours de classe pour les raisons que l’on connait. Dans certaines régions du pays dont les Cayes, Jérémie, Ouanaminthe où la contestation anti-Ariel Henry a été lancée, les portes des écoles sont fermées depuis des semaines. Dans d’autres régions, c’est l’insécurité qui contraint les institutions scolaires à garder portes closes ou à fonctionner de façon aléatoire. Au grand dam des parents, élèves et acteurs du système éducatif. Ces derniers constatent, avec impuissance, la prise en otage du système éducatif par nos faiseurs de crise.
Dans un pays où le niveau des élèves est en chute libre, chaque jour de classe perdu est une catastrophe de trop. C’est une atteinte au droit des enfants à l’éducation. Les jours de classe perdus sont aussi une perte de ressources pour les parents dans la mesure où dans la majorité des cas l’année scolaire est payée au complet qu’il pleuve, qu’il tonne.





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