Le secrétariat général de l’OEA n’a pas ménagé ses mots, qualifiant « d’irresponsable » les retards accusés dans l’aide sécuritaire à Haïti, pays « pris en otage » par des bandes  de criminels, lundi 4 mars 2024, sans calendrier de déploiement de la mission multinationale nationale d’appui à la sécurité et plus 72 heures après une succession d’attaques coordonnées de bandes criminelles (Vivre ensemble) responsables de la mort d’au moins quatre policiers à Bon Repos, d’incendies de cinq commissariats et sous-commissariats, de saccages d’un hôpital, d’attaques contre l’aéroport international Toussaint Louverture et de l’évasion samedi de près de cinq milles prisonniers incarcérés dans les deux plus grands centres carcéraux d'Haïti. « Le Secrétariat général de l'Organisation des États américains (OEA) exprime sa profonde préoccupation face à la situation actuelle d'insécurité en Haïti. Il est plus que jamais nécessaire de promouvoir les efforts de coopération au sein des Nations Unies pour rétablir la sécurité dans le pays. Il est irresponsable que les mesures et actions nécessaires continuent d'être retardées, peut-on lire dans un communiqué.

« Sans sécurité, il n'y aura pas de démocratie », a indiqué le secrétariat général qui a réaffirmé son « soutien au peuple haïtien, dans le pays et dans la diaspora ». Le communiqué assure aussi de « l’engagement à continuer à collaborer pour promouvoir une solution qui fasse avancer le processus de démocratisation tant attendu dans le pays, en recherchant des garanties en matière de droits de l'homme et de protection pour tous, ainsi qu'un contexte pacifique pour la tenue d'élections libres et équitables en Haïti ».