Au moins 21 institutions dont des entreprises commerciales, des petites et moyennes entreprises ont été vandalisées et/ou incendiées durant l’escalade de violences du 29 février au 3 mars 2024. Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a cartographié l’ensemble de pertes en vies humaines et matérielles enregistrées durant le mouvement des gangs armés. Au moins neuf commissariats et sous-commissariats ont été pillés et/ou incendiés. Deux centres de détention et un centre de rétention ont été vidées de leur population carcérale, a dénombré le RNDDH dans son rapport.

L’organisme de droits humains qui observe l’escalade de la violence dans le pays estime de son devoir d’alerter l’opinion publique sur les risques d’aggravation de la situation, si aucune mesure n’est rapidement adoptée en vue de reprendre le contrôle du territoire qui se trouve sous la coupe réglée des bandits armés.« Le bilan présenté dans le cadre de ce document n’est en rien exhaustif. Cependant, il permet de démontrer l’ampleur du chaos dans lequel patauge le peuple haïtien », a fait remarquer le RNDDH.