Haïti s'enfonce dans le chaos depuis presqu'un mois. Ce qui n'est pas un hasard mais le résultat de la gouvernance catastrophique de l'administration Henry bien encadrée par la communauté internationale. Jusqu'à fin février, Ariel Henry a été soutenu par la communauté internationale qui l'avait désigné et remis les pleins pouvoirs pour diriger le pays après l'assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021. L'offensive des gangs contre le gouvernement a servi de prétexte aux supporteurs du successeur de Jovenel Moïse pour se débarrasser de lui. Mais ils ne font jusqu'ici qu'observer les Haïtiens qui subissent les conséquences du choix qui leur a été imposé.

Des communes entières dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince sont tombées aux mains des gangs. La fermeture prolongée des écoles dans ces zones est devenue une préoccupation secondaire face aux difficultés des gens pour satisfaire leurs besoins quotidiens comme manger et boire. Avec des entreprises -succursales de banque, maisons de transfert, entrepôts de provision alimentaire - pillées et/ou incendiées tout est devenu rare. Ce qui occasionne l'augmentation du coût de la vie.