« J’ai une préoccupation. C’est l’influence de la drogue dans la campagne électorale. Et je conseille fortement à toutes les formations politiques de refuser l’argent sale parce que vous allez le payer cher à l’avenir.» C’est en ces termes que l’ambassadeur américain sortant en Haïti, James B. Foley, avait procédé, le vendredi 12 août 2005, à une sévère mise en garde des hommes politiques haïtiens contre l’utilisation de l’argent de la drogue et de l’argent sale dans les élections qui allaient avoir lieu. Est-ce le prix qu’Haïti est en train de payer aujourd’hui ?
Des sanctions étaient déjà envisagées. Et l’ambassadeur les avait communiquées aux leaders politiques avec véhémence. « Les États-Unis ont prévu une enveloppe de 800 millions de dollars pour aider le prochain gouvernement. Mais si on a un gouvernement lié à la violence et à la drogue, il n’y aura pas un centime de notre part », avait-il prévenu. Dans la foulée des menaces, l’ancien Ambassadeur n’avait surtout pas épargné le système judiciaire haïtien. S’agissait-il de simples chantages ou de menaces crédibles ? Qu’est-ce qui a vraiment été fait depuis par les États-Unis pour limiter l’influence de la drogue et de l’argent sale?






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