À Bois Verna, du carrefour Petit Four au local de l’Institut français, en passant devant le ministère de la Communication et la Faculté de linguistique appliquée, on a l’impression d'être dans un marché. On ne marche pas 3 mètres sans remarquer la présence d’un(e) marchand(e) qui étale ses produits sur le trottoir. Des produits cosmétiques, alimentaires, pharmaceutiques, entre autres, sont exposés aux yeux des usagers de la route. En grande partie, ces commerçants viennent des rues Saint-Honoré, Capois,  Monseigneur Guilloux, de la Réunion, du centre-ville en général. Ils fuient la violence des gangs et les affrontements entre ces derniers et la police. 

Marie Carmelle Desard est une détaillante de produits cosmétiques. Elle s’est installée devant les locaux de l’Akademi kreyòl ayisyen (AKA) pour faire son commerce. Elle a été contrainte de fuir sa maison à la rue Saint-Honoré et son business à la rue Capois pour échapper à la violence de bandits armés.