Cela fait un bail que les réunions sur Haïti se multiplient au Conseil de sécurité de l’ONU. A ces rencontres, quasi mimétiques, les éléments de langage alarmants, peignant une tragédie, une grave crise sécuritaire et humanitaire fusent. Ces « préoccupations » sont souvent confortées par des rapports du BINUH et des agences de l'ONU. Au terme de longs mois d’affrontements classiques entre les USA, le Canada, la France, la Grande- Bretagne d’un côté et de l’autre la Chine et la Russie, le Conseil de sécurité a approuvé l’envoi de la Mission multinationale d’appui à la sécurité en octobre 2023. L’écart cependant reste important entre les mots, les promesses de financement de cette mission et l’action concrète ayant un impact sur la vie de la population haïtienne.    

Il y a un besoin de confirmation des promesses, particulièrement depuis que la zone métropolitaine de Port-au-Prince a basculé dans des violences jusqu’ici inédites. Selon une dépêche de l’ONU, Maria Isabel Salvador, à la réunion du lundi 22 avril 2024, « a demandé à la communauté internationale de confirmer les promesses concernant ce déploiement. »