Jean Michel Lapin, ancien chef du gouvernement, estime qu’un consensus autour du choix de l'ex-sénateur Edgard Leblanc Fils comme président du conseil de transition est « logique et acceptable. » « Après avoir dégagé un consensus, une majorité, rien ne l’empêchait de l'exprimer à travers les urnes. Il devrait exprimer ce consensus pour qu'une fois arrivé à la phase de décompte, ils se rendent compte que le sénateur Edgard Fils a effectivement un consensus dégagé en sa faveur par une majorité de 4 membres. Peut-être que c'est par manque d'expérience qu'ils ont pris la décision d'en faire l'annonce », a estimé M. Lapin. Selon lui, « ils (les conseillers présidentiels) ont manqué de respect à l'auditoire qui était présent. Tout le monde était venu vivre le suspense, voir le résultat des urnes. Toutefois, il pense que ce qui s’est passé ne peut pas mettre en cause le choix du sénateur Jean Edgard Leblanc Fils comme président du conseil. »
Cette partie du processus ne devrait pas être mise en cause, croit Jean Michel Lapin. Toutefois, il a exprimé ses réserves par rapport au processus devant aboutir au choix du premier ministre. « Un consensus politique autour de Edgard Leblanc Fils comme président ne peut être similaire au choix du premier ministre. Ce choix mettra en cause tout le processus particulièrement pour choisir un conseil électoral d'équilibre pour organiser les élections dans le pays. Je lance un appel à la conscience des hommes politiques présents dans le Conseil et chaque secteur dont ils sont issus pour leur dire que les décisions politiques à la situation actuelle du pays n'avaient pas réussi hier, elles ne réussissent pas aujourd'hui et ne réussiront jamais demain. », a-t-il fait remarquer.






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